Fonctionerd

Le blog d'un fonctionnaire assez bavard et un peu nerd sur les bords. Anecdotes et tutoriels en perspective.

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06août

Brain Party, combien pèse votre cerveau ?

Depuis la sortie de sa version 10.04, la distribution Ubuntu propose un petit jeu pour faire travailler son cerveau, il s'agit de gbrainy. Ne le trouvant pas très divertissant, j'ai essayé de trouver une alternative qui soit un peu plus dans l'esprit des jeux auxquels on peut s'amuser avec une Nintendo DS ou une Wii par exemple. Et c'est pour cela que je souhaite vous présenter aujourd'hui Brain Party.

Le site officiel

La page officielle consacrée à Brain Party se trouve à cette adresse : http://www.tuxradar.com/brainparty . On y apprend qu'il s'agit à la base d'un jeu conçu pour iPhone (toujours en vente pour 0,99$) mais que l'auteur a souhaité le rendre accessible à tous, c'est pourquoi il propose le code source en téléchargement sous licence GPL v3.

Le jeu

Brain Party est un ensemble de 36 mini-jeux qui permettent d'évaluer votre fonctionnement cérébral à travers diverses activités (logique, rapidité, mémoire...). Les mini-jeux ne sont pas accessibles tout de suite, ils vous seront proposés aléatoirement.

Il existe deux modes de jeu : le mode test qui permet d'évaluer la masse de son cerveau (pour de rire bien sûr !) et le mode entrainement qui permet de rejouer aux mini-jeux déjà rencontrés dans le mode test. De plus, un graphique récapitule vos résultats et affiche votre progression partie après partie.

Tout se joue très simplement à la souris, la prise en main est immédiate (il ne faut pas oublier qu'à la base Brain Party est conçu pour un écran tactile). Avant chaque mini-jeu, un petit professeur à lunettes vient rappeler la règle du jeu (en anglais). Après le jeu, le joueur se voit attribuer une note à l'américaine (A+, C, D- ...).

Les activités sont variées et si l'une d'elle ne vous plait pas, il n'y a pas longtemps à attendre avant de passer à autre chose. La réalisation est très soignée : les couleurs, les bruitages, les musiques... tout contribue à installer une bonne ambiance.

Télécharger et compiler le code source

Imaginons que vous disposiez d'une installation toute fraîche d'Ubuntu dans sa version 10.04 sur votre disque dur, voici les étapes qui vous permettront très rapidement de jouer Brain Party :

1°) Lancer un terminal et installer les paquets requis.

Lancer le Terminal qui se trouve dans Applications / Accessoires / Terminal. Taper (ou copier/coller) ensuite la commande suivante qui installera les paquets requis pour procéder plus tard à la compilation de Brain Party :

sudo aptitude install build-essential fakeroot checkinstall

Lorsque le Terminal vous réclame votre password ([sudo] password for <votre identifiant>:), pas d'inquiétude, il suffit simplement d'écrire votre mot de passe suivi de la touche Entrée. Rien ne s'affiche lors de la frappe, c'est normal.

Brain Party a également besoin de paquets supplémentaires pour fonctionner correctement. Vous les installerez en tapant la commande suivante :

sudo aptitude install libsdl1.2-dev libsdl-mixer1.2-dev libsdl-ttf2.0-dev libsdl-image1.2-dev libsdl-gfx1.2-dev mesa-common-dev libglu1-mesa-dev

2°) Télécharger le code source et l'extraire de l'archive.

Tant qu'on est dans le Terminal, profitons-en pour télécharger le code source :

wget http://www.tuxradar.com/files/brainparty/brainparty.tar.gz

Dans la foulée, on extrait tout ce qui est dans l'archive :

tar xvzf brainparty.tar.gz

Et on se place dans le dossier correspondant :

cd brainparty

3°) Lancer la compilation.

Là encore, rien de compliqué, une simple petite commande à lancer :

make

En fonction de la puissance de votre machine, cette étape prendra plus ou moins de temps. Quand le Terminal vous redonne la main, c'est fini !

3°) Lancer le jeu.

Eh bien, une fois de plus, c'est très facile :

./brainparty

Et une fois cette dernière commande validée vous devriez voir le jeu surgir devant vous yeux ébahis. Amusez-vous bien !

Pour conclure sur Brain Party

Ce que j'ai bien aimé :
  • De très nombreux mini-jeux
  • Musiques et bruitages sympas
  • Graphismes colorés
Ce que j'ai moins aimé :
  • Pas de version française
  • Certains mini-jeux imposent d'avoir un bon niveau d'anglais
  • Site internet indigent
  • Pas de paquets, il faut se débrouiller avec le code source

28fév.

[Linux débutant] Au secours, mon ordinateur s'est bloqué !

A l'occasion du test d'un logiciel, d'un nouveau pilote, votre machine se bloque. Pas de panique, ayez votre serviette de bain à portée de la main et passons en revue les différentes étapes qui vous permettront de retourner la situation.
Remarque : pour cette article, je me mets à la place d'un utilisateur du bureau Gnome étant donné que c'est celui que je connais le mieux.

Une bonne nouvelle pour commencer

Il est important de garder à l'esprit que même si les systèmes Linux ont une réputation (justifiée) de robustesse et de stabilité, un blocage peut toujours survenir. Mais, généralement, ce n'est pas le noyau qui est en cause.
Dans la plupart des cas, le fautif est un programme encore un peu jeune qui, lorsqu'il plante, va se mettre à utiliser 99% des ressources du système en vous laissant une marge de manœuvre assez étroite.
La bonne nouvelle, c'est que le noyau, dans son coin, est toujours parfaitement opérationnel et il va vous aider à sortir de cette délicate situation.

Mon programme s'est bloqué mais j'ai encore accès au clavier et à la souris

C'est, fort heureusement, ce qui arrive le plus souvent. Un clic sur la croix de la fenêtre bloquée va amener Gnome à vous proposer le choix suivant :

Notez que j'ai caché le nom du programme pour ne pas réveiller le troll qui sommeille

Ici, un petit clic sur Forcer à quitter devrait faire l'affaire, au prix de la perte du travail qui n'aurait pas été enregistré.

Dans certains cas un tout petit peu plus tordus, cette fenêtre n'apparaît pas. On se dirigera donc vers le menu Application, puis Accessoires et enfin Terminal. Une fois le Terminal lancé, il faut taper la commande xkill et valider avec la touche Entrée (ou Enter). La souris va prendre la forme d'une petite tête de mort ou d'une croix.

Il suffira alors de cliquer sur la fenêtre correspondant au programme bloqué. xkill fait son travail, la fenêtre disparaît, le Terminal ouvert précédemment peut maintenant être fermé.

Mon programme s'est bloqué et la souris ne donne plus signe de vie

Impossible d'utiliser xkill puisque la souris ne permettra pas de cliquer sur la fenêtre qui pose problème. Il va falloir une nouvelle fois utiliser le Terminal. Pour le mettre en route, commencer par utiliser la combinaison de touches ALT + F2. Saisir gnome-terminal dans la case et valider avec la touche Entrée (ou Enter). Le terminal apparaît à l'écran.

Il faut maintenant demander la liste de tous les processus en cours de fonctionnement en tapant ps ax (valider une nouvelle fois avec Entrée ou Enter). La liste s'affiche dans le terminal :

Vous devriez facilement retrouver le programme qui pose problème dans la colonne de droite. Il faudra alors relever le numéro de processus figurant sur la même ligne dans la toute première colonne.

Pour "tuer" le programme problématique, il faut taper la commande kill suivi de son numéro de processus. Dans la capture ci-dessus, pour mettre fin à avidemux, il faudrait écrire kill 12205 et valider avec la touche Entrée (ou Enter). La fenêtre défectueuse devrait disparaitre. Pour avoir la certitude que le programme est bien "décédé", ne pas hésiter vérifier la liste des processus en utilisant une nouvelle fois la commande ps ax .

En cas de blocage un peu plus ardu, la commande kill ne suffira pas, Il faut lui adjoindre l'option -9. Si on revient à l'exemple d'avidemux, il faudrait écrire kill -9 12205 dans le terminal et valider avec la touche Entrée (ou Enter). Là normalement c'est radical !

C'est bloqué et ni la souris, ni le clavier ne répondent aux sollicitations

Et par dessus le marché quand on en arrive là l'écran est généralement tout noir. Le premier réflexe est d'oublier tout de suite le bouton reset de votre unité centrale. Il y a bien mieux à faire.

Commencez par utiliser la combinaison de touches CTRL + ALT + F1 pour sortir du mode graphique.

Ça fait peur, n'est-ce pas ? Rassurez-vous, le style neo-sovietique de ce qui s'affiche sur votre écran est juste là pour effrayer les débutants. C'est en réalité diaboliquement puissant.

Comme cela vous est demandé, écrivez votre identifiant de connexion puis validez avec la touche Entrée (ou Enter). Ecrivez ensuite votre mot de passe (rien ne s'écrit sur l'écran, c'est normal) puis validez à nouveau avec la touche Entrée (ou Enter). Si tout va bien, vous êtes maintenant connecté(e).

Il suffit maintenant d'appliquer la même procédure qu'à l'étape précédente : ps ax pour voir les processus et kill XXXX où XXXX est le numéro du processus à tuer.

Pour revenir au mode graphique, utiliser la combinaison de touches ALT + F7. Et hop, retour au bureau Gnome !

Et si rien de tout cela fonctionne, je fais quoi ?

Il reste une dernière possibilité, c'est d'accéder à votre ordinateur par le biais du réseau via une session sécurisée ssh. Mais pour cela il faut non seulement disposer d'un deuxième ordinateur mais également qu'avant le blocage un serveur ssh soit en cours de fonctionnement sur votre machine.

Toutes les informations à ce sujet sont sur la page suivante : http://doc.ubuntu-fr.org/ssh

Voilà, je ne sais pas si c'était exhaustif, mais j'espère que grâce à cet article vous réussirez à vous sortir de certaines situations délicates et plutôt embarassantes lorsque l'on débute avec un système d'exploitation.

08fév.

La cuisine de rêve des Linuxiens

En balade à la recherche d'un meuble, je suis tombé nez à nez avec ce panneau publicitaire. Ça m'a fait tellement rire que j'ai aussitôt dégainé mon appareil photo :

Je suppose qu'avec une cuisine Häcker à domicile, on peut allègrement bidouiller ses recettes de cuisine, faire un fork avec le clafouti de grand-mère pour y ajouter des fraises tagada, assembler deux ustensiles pour en créer un troisième... Si j'avais les moyens, c'est sans doute la marque que je choisirais, juste pour le fun.

Et si vous disposez d'une telle cuisine, voici quelques bons sites où l'on peut trouver des recettes libres :

  • Le classique Cuisine Libre, avec ses recettes mais aussi ses remèdes pour soigner les petits bobos. Tout le contenu est sous licence CreativeCommons CC-BY-SA
  • Quelques recettes sur La Cuisine des Psychopathes, le tout sous licence GPL. J'ai peur qu'il n'ait pas été mis à jour depuis un bon moment.
  • Et les cocktails alors ? Les boissons aussi peuvent être libres. Qui a déjà tenté de faire de l'OpenCola ?
  • Aussi surprenant que cela puisse paraître, il y a aussi des recettes de cuisine dans l'encyclopédie Wikipédia.

18nov.

« Il n'y a pas de jeux sous Linux ! »

Quoi ? Pas de jeux sous Linux ? Voilà bien une contre-vérité qui a la peau dure.

Depuis quelques temps, un nouveau site vient contredire cet argument trop souvent utilisé par les gros joueurs qui hésitent à quitter le monde Windows. Il s'agit de PlayDeb. Le principe est simple : un dépôt à ajouter dans les sources du gestionnaire de paquets et le tour est joué. PlayDeb vous permettra d'installer en quelques clics plusieurs dizaines de jeux allant du MMORPG au FPS en passant par le classique jeu éducatif.

La cerise sur le gâteau ? Tout est bien sûr gratuit et même mieux : ce sont majoritairement des jeux libres !

Voici une petite sélection de titres que je vous invite à essayer d'urgence. Croyez-moi, vous allez adorer.

Un jeu musical : Frets on Fire (site officiel)
Attrapez votre clavier comme une guitare et faites preuve d'agilité avec les touches de F1 à F5. Il s'agit de respecter les indications visuelles pour rester en rythme. Ce n'est pas si facile que ça en a l'air. Après quelques essais, vous aurez certainement attrapé le virus.

Un jeu d'adresse : Neverball (site officiel)
Ce qu'elle peut être agaçante cette balle ! Elle ne tient pas en place... Le principe ici est de guider une petite balle à travers un décor, sauf qu'au lieu de guider la balle, on incline le décor lui-même à l'aide de la souris. Les premiers niveaux sont simples, après, ça se complique sérieusement.

Une simulation de course : VDrift (site officiel)
Une jolie simulation de course automobile avant tout basée sur le réalisme. Un grand nombre de véhicules, les même circuits que dans la réalité. Bref, le jeu que j'ai longtemps attendu. Et le top, c'est que mon volant à retour de force est parfaitement géré.

Un ensemble de jeux éducatifs : GCompris (site officiel)
Les enfants vont être comblés par les très nombreux jeux proposés dans GCompris. Et, sans même s'en rendre compte, ils vont apprendre à se servir plus efficacement de leur clavier, de leur souris... etc. En plus, il y a des activités supplémentaires telles que le pilotage d'un sous-marin ou la découverte du cycle de l'eau. Une vraie réussite.

Un jeu de stratégie tour par tour : Wormux (site officiel)
Les vers sont de retour ! Après avoir passé des heures à jouer au précurseur Worms pendant ma jeunesse, quelle joie de retrouver les batailles sanglantes entre vers de terre. Le jeu est encore en plein développement mais il est déjà parfaitement jouable. Le petit plus : les équipes basées sur des noms de projets libres, par exemple l'équipe Firefox ou l'équipe OpenOffice.org.

10nov.

Corriger des yeux rouges avec Gimp

Grand classique de la retouche d'images, voici un petit tutoriel pour apprendre à corriger les yeux rouges avec l'excellent logiciel Gimp. Je considère ici que Gimp est installé sur votre machine et que vous savez faire quelques opérations de base comme ouvrir une photo ou l'enregistrer. Pour le reste, ce tutoriel est très facile d'accès.

J'ai choisi de travailler avec une photo que vous pourrez également utiliser car elle est disponible sous licence CreativeCommons Attribution. Il s'agit de la prise de vue intitulée "Her eyes were like olives stuffed with gleaming red pimentos ..." par Noël Zia Lee. Pour la télécharger, rendez-vous sur cette page. Dans la foulée, ouvrez la photo avec Gimp.

Voici la version que vous venez d'obtenir :

Avant d'effectuer la moindre retouche, il faut avant tout afficher l'image de façon à pouvoir travailler confortablement. Dans mon cas, j'ai choisi un zoom réglé sur 200% dans la partie inférieure de la fenêtre.

La plus grande difficulté dans la correction des yeux rouges consiste à soigneusement sélectionner les pupilles. J'ai donc choisi d'utiliser les guides pour que la précision soit maximale. Commencez par insérer un guide horizontal : cliquez dans la règle du haut (celle qui se trouve juste sous les menus) et maintenez le bouton de la souris enfoncé pendant que vous descendez jusqu'au bord supérieur de la pupille. Lâchez le bouton lorsque le guide est tangent.

Recommencez l'opération en insérant cette fois un guide vertical : il faut donc cliquer dans la règle située à gauche de l'image et ne lâcher le bouton de la souris qu'une fois celle-ci arrivée au niveau du bord droit ou gauche de la pupille.

Il faut maintenant sélectionner précisément la pupille. Choisir l'outil de sélection elliptique dans la Boîte à outils ou en appuyant sur la touche E du clavier.

Et voici le secret sur lequel repose tout l'exercice : pour réussir à tous les coups cette délicate sélection, il suffit de commencer la sélection précisément à l'endroit où les deux guides se croisent comme vous pouvez le voir sur l'image suivante.

Une fois bien positionné, cliquez et glissez jusqu'à inclure l'ensemble de la pupille dans votre sélection elliptique. Lâchez enfin le bouton de la souris. Vous devez obtenir à peu près ceci :

Le plus dur est fait. Il ne vous reste plus qu'à aller chercher le filtre approprié. Dans le menu Filtres > Amélioration cliquez sur Suppression des yeux rouges. La petite fenêtre va vous permettre de régler l'intensité de la correction. Ici j'ai estimé que la valeur seuil réglée sur 54 donnait un bon résultat. Quand l'aperçu vous convient, cliquez sur Valider.

Le premier œil est corrigé ! Pour avoir une vision plus nette du résultat, vous pouvez éliminer les guides en allant dans le menu Image > Guides > Enlever tous les guides. Il ne vous reste plus qu'à répéter la même opération avec l'autre œil et à enregistrer l'image corrigée.

Voici le résultat auquel je suis parvenu :

Pas mal, non ? Merci Gimp.

06oct.

Ubuntu motorise le photovoltaïque

Ok, mon titre est sans doute tiré par les cheveux mais, d'un certain point de vue, il est 100% vrai. J'ai emprunté aujourd'hui même dans ma bibliothèque préférée le livre d'Emmanuel Riolet intitulé L'énergie solaire et photovoltaïque pour le particulier. En effet je souhaite me documenter les divers moyen de récupérer l'énergie issue du soleil pour produire de l'électricité à peu de frais.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je suis tombé sur le paragraphe suivant dans les remerciements :

C'est dans doute inhabituel, mais je tiens aussi vivement à remercier et à encourager la distribution Linux Ubuntu ainsi que les développeurs des différents logiciels libres qui ont été utilisés pour la rédaction de ce livre et la création des illustrations. Coup de chapeau donc sur la stabilité et la puissance de cette alternative. C'était la première fois que j'avais recours à 100% à des logiciels libres pour la rédaction d'un ouvrage et très franchement je ne suis pas déçu du voyage. Passée la première étape de la prise en main, c'est vraiment une solution de très bonne qualité que je ne peux que recommander sans retenue, d'autant plus qu'elle est gratuite.

Il n'est déjà pas très courant qu'un auteur mentionne les outils qui lui ont permis de rédiger son livre, mais alors quand c'est pour encenser Ubuntu et les logiciels libres, ça devient magique. Sur le coup j'avais vraiment le sourire aux lèvres.

Et le livre ? me direz-vous. Eh bien je ne l'ai pas encore fini (les remerciements sont tout au début, juste après le sommaire) mais jusqu'à présent il me paraît très clair et informatif. De plus il aborde des thèmes qui débordent très légèrement du sujet principal, c'est ainsi que j'ai découvert l'existence du moteur Stirling qui semble être une technologie qui présente un énorme potentiel pour peu que des industriel décident de s'y intéresser.

03avr.

Astuce : quand Cinelerra se bloque avec le bouton STOP

Après l'avoir rapidement testé il y a quelques années et être resté sur une impression négative à cause de nombreux plantages intempestifs, j'ai décidé de me pencher de nouveau sur le logiciel de montage libre Cinelerra.

Pour l'installer facilement avec la distribution GNU/Linux Debian Lenny, il suffit d'ajouter le dépôt Debian Multimédia à votre liste : deb http://www.debian-multimedia.org lenny main Ensuite on enchaîne avec aptitude install cinelerra et c'est réglé.

Si vous utilisez une distribution différente de la mienne, utilisez votre gestionnaire de paquets habituel pour installer Cinelerra.

La déception est grande lors du premier lancement : à peine ai-je chargé une séquence de quelques secondes que le logiciel se bloque lorsque je clique sur le bouton STOP au beau milieu du visionnage. Heureusement la solution n'est pas très difficile à trouver et vous est livrée ici sur un plateau : il faut se rendre dans le menu Settings puis Préférences. Choisir l'onglet Playback et cocher la case Stop playback locks up. Relancer le logiciel et le bug a disparu. Il semblerait que le problème soit lié à l'utilisation d'ALSA pour la gestion du son.

Avec cette version 2.1, que de chemin parcouru ! Cinelerra fait preuve d'une stabilité sans faille (sur mon ordinateur en tous cas) et il devient presque facile à utiliser. On est encore loin de ses principaux concurrents propriétaires mais on s'en approche à grands pas.

Voici quelques liens qui vous seront utiles pour faire vos premier pas dans le montage vidéo à l'aide de Cinelerra :

14mar.

Bouffée d'optimisme

Est-ce l'approche du printemps ? Il y a un « je ne sais quoi » dans l'air qui me rend résolument optimiste quand à l'avenir immédiat des logiciels libres et de GNU/Linux en particulier. Ce sont des petits signes qui, pris isolément, sont peu importants mais qui, une fois réunis, sont particulièrement réjouissants.

J'ai eu l'occasion d'observer un grand nombre de ces signes en l'espace de quelques jours à peine :

  • Partout à Paris et en province les boutiques SFR ainsi que les vendeurs de téléphonie affichent des publicités pour l'Asus Eee PC 701. Le bel objet est même parfois exposé en vitrine quand il n'est pas en rupture de stock. Pour mémoire, il est livré d'office avec un système basé sur la distribution Xandros. A la lecture du forum de blogeee.net il est évident que des flopées de nouveaux utilisateurs de GNU/Linux se fabriquent tous les jours grâce à Asus.
  • Pendant un repas de famille, à table avec une vingtaine de convives, on me demande si j'ai une webcam. Je réponds que oui mais que, n'utilisant ni Mac OS ni Windows, j'aurais beaucoup de mal à communiquer en vidéo avec mes interlocuteurs. Réponse immédiate : « Ah, tu utilises Linux ? ». Là, je dois avouer que j'en suis resté baba, d'autant plus que je n'ai jamais effectué de prosélytisme particulier dans mon entourage familial.
  • La même journée, je jette un oeil distrait à un hebdomadaire féminin et que vois-je encarté entre la page 12 et la page 13 ? Un Asus eeePC 701 grandeur nature (mais en papier glacé). On voit que chez SFR ils ont bien ciblé les personnes qui pourraient être intéressées par un PC portable suffisamment petit pour tenir dans un sac à main.
  • Au sortir d'une rude journée de travail, je n'ai pas fait 5 mètres que, sur le trottoir, je croise un jeune qui tient sous son bras un exemplaire de Linux Pratique. Ça requinque !
  • 30 minutes après le décollage de mon vol, de retour d'un déplacement professionnel, mon voisin de cabine sort un ordinateur portable de son sac. Il l'allume et ... PAF ! C'est Ubuntu qui est en train de démarrer. Je n'ai pu m'empêcher de le féliciter pour son choix. La cerise sur le gâteau, c'est quand il m'explique que sa boite (une société Suisse) a décidé de développer dorénavant exclusivement sous GNU/Linux.
  • Enfin, last but not least, quand un blogueur influent tel que Tristan Nitot intitule son billet « Vista, accident industriel ? » ça en dit long sur la cuisante déception qu'est ce système d'exploitation pour ceux qui l'ont acheté (ou qui se le sont vu imposer). C'est un boulevard qui s'ouvre devant le monde du libre et, même s'il n'a ni la puissance financière ni le service marketing de Microsoft, il faut qu'il s'engouffre dans la brèche pour conquérir les disques durs de la planète.

29fév.

Peut-on vraiment se passer de Microsoft ?

C'est la question qui a été posée par l'émission Service Public sur France Inter le 14 février dernier. Isabelle Giordano accueillait à cette occasion Alix Cazenave de l'APRIL et Edouard Barreiro de l'UFC Que choisir. Notez que les représentants de Microsoft et des distributeurs et fabricants de matériel informatique n'ont pas jugé utile de se déplacer.

Les deux invités ont démontré non seulement avec calme mais aussi avec de nombreux arguments percutants que Microsoft est aujourd'hui en situation de quasi-monopole en matière de logiciels informatiques. Cela s'explique par la vente liée existant depuis plusieurs années en toute impunité malgré les innombrables initiatives (pétitions, procès, questions au gouvernement... etc.) visant à dénoncer cette pratique. La démonstration est complétée par un enregistrement effectué par un reporter ayant essayé à 3 reprises d'acheter une machine sans système d'exploitation, ou au moins sans Windows Vista.

La version électronique de cette émission fut disponible pendant 10 jours sur le site de France Inter ce qui est bien peu pour un sujet de cette importance et une émission d'un excellent niveau. J'ai donc décidé d'en garder une copie et de vous la proposer en téléchargement après avoir converti le format initial non libre (Mp3) en format parfaitement libre (Ogg Vorbis). Au passage, le fichier a maigri de 7 Mo, preuve s'il en est de la supériorité du Vorbis sur le Mp3.

Vous pouvez donc télécharger le fichier de cette émission (53 minutes, 41,7 Mo) en cliquant ici. La lecture peut se faire avec n'importe quel programme compatible avec le format Vorbis, VLC ou Zinf faisant parfaitement l'affaire.

Pour finir, je ne peux que vous encourager à signer la pétition contre les racketiciels et à lire « Le hold-up planétaire » de Roberto Di Cosmo et Dominique Nora qui, malgré ses 10 ans, reste un livre d'une brûlante actualité.

24janv.

Miro : la télévision du futur est arrivée

Imaginez une télévision qui disposerait de plusieurs milliers de chaînes, une télévision qui ne proposerait que des programmes adaptés à vos goûts, une télévision sans publicité, une télévision haute définition et, comble du bonheur, une télévision 100% gratuite ! Eh bien ce rêve est maintenant devenu réalité grâce à Miro.

Il s'agit d'un logiciel gratuit, et même mieux que ça puisque Miro est libre, que vous pouvez télécharger à partir de ce site : www.getmiro.com. Le site a beau être en semi-franglais, le logiciel est bien en français.

Une fois Miro installé (je vous passe les détails, c'est enfantin), il ne vous reste plus qu'à aller vous balader dans le Miro Guide pour choisir vos "chaînes" préférées. Une chaîne est en réalité un podcast vidéo, il y en a des milliers sur tous les sujets possibles et imaginables. On retrouve des programmes de grandes chaînes de télévision (France 3, Canal+...) et aussi des productions au budget bien plus étriqué (Ask a Ninja par exemple).

Lorsque la sélection est faite, Miro commence à télécharger les dernières vidéos disponibles. Chaque vidéo est stockée sur le disque dur mais, pour ne pas saturer celui-ci (ça peut aller très vite avec certaines chaînes qui sont en haute définition), il y a un système d'obsolescence qui entraîne un effacement automatique au bout de quelques jours. Vous pouvez également choisir de garder une vidéo indéfiniment d'un simple clic.

Après la fin du premier téléchargement, le visionnage peut commencer. Pas besoin de se casser la tête avec des histoires de codecs ou de lecteur vidéo (Quicktime, Media Player, VLC...), Miro lit tout, simplement, facilement. Et puis si vous n'en avez pas assez avec les milliers de chaînes, Miro permet de faire des recherches sur les principaux sites de partage (Youtube, Dailymotion...) et de télécharger les vidéos ainsi trouvées.

Gratuit, simple d'utilisation, multiplateforme et très stable, vous l'aurez compris, Miro est réellement une petite bombe qui révolutionne la manière de regarder des vidéos sur son ordinateur. On pourrait même dire que Miro remplace avantageusement une soirée télé.

Quelques chaînes que je vous recommande :

  • Ask a ninja : un ninja, un vrai de vrai, répond à vos questions les plus délirantes (en anglais).
  • Meet the Gimp : des leçons et astuces pour apprendre à mieux maîtriser Gimp (en anglais).
  • Groland : probablement les seuls rescapés de la "grande époque" de Canal+, une équipe toujours en pleine forme malgré les années.
  • LibéLabo 5 : chaque fin de semaine, un petit bilan des unes du quotidien Libération par un membre de la rédaction.