Fonctionerd

Le blog d'un fonctionnaire assez bavard et un peu nerd sur les bords. Anecdotes et tutoriels en perspective.

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29août

Une pub vous choque ? Passez à l'offensive avec le JDP

J'ai récemment appris l'existence du JDP, le "Jury de Déontologie Publicitaire". Il s'agit d'une instance indépendante composée de 9 membres auprès de laquelle vous pouvez vous plaindre d'une publicité diffusée au cours des deux derniers mois. Si la plainte est fondée, le jury se réunira pour statuer et éventuellement faire cesser la campagne publicitaire et en interdire la rediffusion.

Il y a trois choses importantes à savoir avant de déposer une plainte sur leur site :

  • Les plaintes anonymes ne sont pas traitées
  • L'ensemble de la procédure est gratuite pour la personne physique ou morale qui dépose une plainte
  • Le JDP est tenu de rendre sa décision au maximum un mois après le dépôt de la plainte

Une plainte est recevable à partir du moment où la publicité visée vous dérange pour l'une des raisons suivantes : elle dénigre, elle est agressive ou déloyale, elle est de nature à tromper ou induire en errreur, elle est choquante ou nuisible à la société ou à des individus.

La lecture des décisions rendues précédemment par le JDP est plutôt instructive. Vous pouvez y accéder sur cette page.

Quel intérêt pour les libristes ?

Je me suis permis de faire passer ce billet sur le Planet-libre car j'estime que l'existence du JDP est une information à faire circuler largement au sein de notre petite communauté. En effet, il y aura à n'en pas douter de nombreuses occasions dans le futur où nous pourrons nous plaindre de telle ou telle campagne de publicité et tout particulièrement dans le monde impitoyable de l'informatique.

Par exemple, j'aurais adoré faire plancher le JDP sur la campagne "Get the facts" de Microsoft. L'équivalent Britannique du Jury de Déontologie n'avait pas hésité à utiliser le mot trompeurs (misleading) pour qualifier les comparatifs effectués par la firme de Redmond.

Autre cas où il me semblerait intéressant d'intervenir, ce sont les nombreuses publicités qui vous assènent un "disponible sur PC et MAC". Je suis désolé, mais un logiciel qui n'est disponible que pour Windows n'est pas exactement disponible pour PC.

Et dans le domaine de la mobilité, que penser des offres de forfaits qui promettent "tout l'internet" en "illimité" alors qu'il ne s'agit souvent que du web avec de vraies limitations écrites en tout petit en bas de page. Encore une bonne raison de saisir le JDP.

Je suis certain que vous trouverez plein d'autres exemples alors, en attendant de passer à l'offensive, gardez cette URL à portée de clic : www.jdp-pub.org .

26août

Dépanner à distance avec Gitso

A mon sens, chaque lecteur(trice) du Planet Libre peut facilement être considéré comme un utilisateur avancé de l'outil informatique. Par conséquent, il(elle) en subit aussi la conséquence inévitable : devenir le dépanneur attitré de tout appareil ressemblant de près ou de loin à un ordinateur au sein de la famille, auprès des amis et parfois même auprès des amis d'amis.

Personnellement, à force de passer mes week-ends à formater des disques durs farcis de virus et de spywares pour réinstaller de nouveau windows dessus en sachant pertinemment que je devrais renouveler l'opération quelques mois plus tard, j'ai choisi d'appliquer une règle simple : si j'accepte de faire du dépannage, c'est pour installer du logiciel libre à la place de ce qui occupait le disque dur jusque là.

Ceux qui ont accepté de sauter le pas et de se voir installer une distribution GNU/Linux sur leur machine n'ont généralement jamais eu à le regretter d'autant plus que j'assure un SAE (Service Après Évangélisation) particulièrement efficace grâce à Gitso.

Qu'est-ce que Gitso ? Il s'agit d'un petit logiciel libre (licence GNU GPL) destiné à prendre la main graphiquement sur une machine distante sans que l'utilisateur n'ait quoi que ce soit de compliqué à faire (vous voyez votre Mémé entrer dans l'interface de configuration de son routeur pour ouvrir un port et le rediriger sur sa machine ? moi non plus !).

Installation

Avant toute chose, il faut récupérer Gitso qui a le bon goût d'être disponible pour de nombreux systèmes d'exploitation (GNU/Linux, Mac OS, Windows...). Le paquet ou l'exécutable à installer est le même que vous soyez le dépanneur ou la personne à dépanner.

Sur la machine qui sera amenée à être dépannée, il suffit d'installer tranquillement Gitso et lorsque c'est fait, tout est paré pour une future utilisation. Sur une installation classique d'Ubuntu, le logiciel apparaît dans le menu Applications / Internet / Gitso mais j'ai pour habitude d'ajouter un lanceur sur le bureau dont je remplace le nom d'origine par "au secours !".

Sur votre machine perso, l'installation est strictement identique sauf que, une fois le logiciel installé, il va falloir intervenir dans le paramétrage de votre routeur ou de votre *box ouvrir le port 5500 en TCP et le rediriger vers l'adresse IP de votre ordinateur sur le réseau local. Voilà ce que ça donne dans l'interface de ma NeufBox :

Évidemment, je n'active cette règle que lorsque je vais effectuer un dépannage, la plupart du temps elle est donc désactivée.

Une fois que tout cela est fait, il suffit d'attendre tranquillement la panne / la question / l'appel au secours qui ne manquera pas d'arriver.

Utilisation

Lorsque votre interlocuteur réclame de l'aide, il suffit de lui faire lancer Gitso de son côté. Voici la fenêtre qui apparaitra sur son écran :

De votre côté, vous aurez pris soin :

  1. De récupérer votre adresse IP publique. Votre *box doit normalement vous l'indiquer ou bien, solution de facilité, il suffit d'aller sur des sites comme mon-ip.com ou whatismyip.com.
  2. D'activer la règle d'ouverture et de redirection du port 5500 dans l'interface de votre *box.
  3. De lancer également Gitso, de cocher "Give Support" et de cliquer sur Start.

C'est le bon moment pour indiquer à votre interlocuteur de cliquer sur "Get Help" et de lui dicter votre adresse IP qu'il devra écrire dans la case "Enter/Select Support Address" avant de cliquer sur Start.

Et hop ! Vous aurez directement la main sur l'ordinateur à dépanner. Encore mieux, la personne chez qui vous intervenez pourra suivre en direct l'ensemble de vos manipulations ce qui, n'en doutons pas, vous fera passer du statut de "gars qui s'y connait" à celui de "Grand Maître des trucs extraordinaires faisables avec un ordinateur". Maintenant c'est à vous de jouer : répondre à l'appel au secours et trouver une solution... mais là je ne peux plus rien pour vous.

A la fin de l'intervention, n'oubliez pas de désactiver la règle concernant Gitso dans votre *box.

17août

Trouver un vélo partagé rapidement avec Lugdulo'V

Depuis quelques mois, je suis l'heureux titulaire d'un abonnement à un service de vélos en temps partagé. C'est pas très cher, plutôt pratique et très agréable de se balader en ville en pouvant prendre ou déposer un vélo un peu partout.

Il y a toutefois un hic : comment faire pour ne pas se retrouver face à une borne dépourvue de vélo  ? Ou, au contraire, comment avoir la certitude de trouver une place de stationnement au lieu d'arrivée prévu ? C'est là qu'intervient Lugdulo'V, un excellent petit logiciel libre (licence GNU GPL) destiné à consulter l'état de remplissage des bornes depuis son ordinateur.

Installation

Lugdulo'V est disponible pour une multitude de systèmes d'exploitation (Windows, GNU/Linux, Mac OS... etc.) et propose même un PPA pour les utilisateurs d'Ubuntu. La version la plus récente à l'heure où j'écris ces lignes est la 0.5.0. L'installation n'a présenté aucune difficulté sur mon ordinateur équipé d'Ubuntu 10.10 mais elle peut se révéler un peu plus technique si vous utilisez une version antérieure en raison des dépendances manquantes.

Utilisation

La première chose à faire sera de choisir la ville pour laquelle vous souhaitez récupérer les informations. Lugdulo'V est compatible avec les équipements de plus de 110 villes dans pas moins de 18 pays. Tout est clairement organisé, il est impossible de se tromper.

Ensuite, vous pouvez aussi aller dans le paramétrage pour choisir le fond de carte. Il est possible de choisir Google Maps mais je m'en tiendrai au projet libre OpenStreetMap qui a nettement ma préférence. Notez également le choix OpenCycleMap, un projet plus spécifiquement dédié aux amateurs de balades à vélo (mais plus lent à répondre que OpenStreetMap pour l'affichage de la carte).

Et voilà, vous pouvez maintenant librement consulter les informations soit à gauche sur la carte en cliquant sur une station, soit à droite dans la liste qui présente les stations en fonction de leur éloignement de la croix qui figure au centre de la carte. Les informations proposées sont dans l'ordre :

  • Le nom de la station
  • Son emplacement (ou sa distance en mètres par rapport au point central de la carte lorsque l'emplacement n'est pas disponible)
  • Le nombre de vélos disponibles
  • Le nombre de places de stationnement libres

Voici le résultat d'un clic sur la station Grand Rex :


Les loupes à gauche de la carte vous permettent de zoomer ou de dézoomer. Pour se déplacer dans la carte il suffit de faire un cliquer/glisser dans la direction de votre choix. Enfin il est possible d'ajouter les stations que vous utilisez le plus souvent à vos favoris afin de les retrouver plus rapidement.

Pour conclure sur Lugdulo'V

Ce que j'ai bien aimé :
  • Interface simple et efficace
  • Nombreuses villes disponibles
  • Utilisation d'OpenStreetMap en fond de carte
Ce que j'ai moins aimé :
  • Redémarrage obligatoire pour changer de fond de carte
  • Site internet en anglais uniquement
Mais qu'on ne s'y trompe pas, Lugdulo'V est un excellent petit logiciel que je recommande à tous les abonnés d'un service de vélo-partage.

06août

Brain Party, combien pèse votre cerveau ?

Depuis la sortie de sa version 10.04, la distribution Ubuntu propose un petit jeu pour faire travailler son cerveau, il s'agit de gbrainy. Ne le trouvant pas très divertissant, j'ai essayé de trouver une alternative qui soit un peu plus dans l'esprit des jeux auxquels on peut s'amuser avec une Nintendo DS ou une Wii par exemple. Et c'est pour cela que je souhaite vous présenter aujourd'hui Brain Party.

Le site officiel

La page officielle consacrée à Brain Party se trouve à cette adresse : http://www.tuxradar.com/brainparty . On y apprend qu'il s'agit à la base d'un jeu conçu pour iPhone (toujours en vente pour 0,99$) mais que l'auteur a souhaité le rendre accessible à tous, c'est pourquoi il propose le code source en téléchargement sous licence GPL v3.

Le jeu

Brain Party est un ensemble de 36 mini-jeux qui permettent d'évaluer votre fonctionnement cérébral à travers diverses activités (logique, rapidité, mémoire...). Les mini-jeux ne sont pas accessibles tout de suite, ils vous seront proposés aléatoirement.

Il existe deux modes de jeu : le mode test qui permet d'évaluer la masse de son cerveau (pour de rire bien sûr !) et le mode entrainement qui permet de rejouer aux mini-jeux déjà rencontrés dans le mode test. De plus, un graphique récapitule vos résultats et affiche votre progression partie après partie.

Tout se joue très simplement à la souris, la prise en main est immédiate (il ne faut pas oublier qu'à la base Brain Party est conçu pour un écran tactile). Avant chaque mini-jeu, un petit professeur à lunettes vient rappeler la règle du jeu (en anglais). Après le jeu, le joueur se voit attribuer une note à l'américaine (A+, C, D- ...).

Les activités sont variées et si l'une d'elle ne vous plait pas, il n'y a pas longtemps à attendre avant de passer à autre chose. La réalisation est très soignée : les couleurs, les bruitages, les musiques... tout contribue à installer une bonne ambiance.

Télécharger et compiler le code source

Imaginons que vous disposiez d'une installation toute fraîche d'Ubuntu dans sa version 10.04 sur votre disque dur, voici les étapes qui vous permettront très rapidement de jouer Brain Party :

1°) Lancer un terminal et installer les paquets requis.

Lancer le Terminal qui se trouve dans Applications / Accessoires / Terminal. Taper (ou copier/coller) ensuite la commande suivante qui installera les paquets requis pour procéder plus tard à la compilation de Brain Party :

sudo aptitude install build-essential fakeroot checkinstall

Lorsque le Terminal vous réclame votre password ([sudo] password for <votre identifiant>:), pas d'inquiétude, il suffit simplement d'écrire votre mot de passe suivi de la touche Entrée. Rien ne s'affiche lors de la frappe, c'est normal.

Brain Party a également besoin de paquets supplémentaires pour fonctionner correctement. Vous les installerez en tapant la commande suivante :

sudo aptitude install libsdl1.2-dev libsdl-mixer1.2-dev libsdl-ttf2.0-dev libsdl-image1.2-dev libsdl-gfx1.2-dev mesa-common-dev libglu1-mesa-dev

2°) Télécharger le code source et l'extraire de l'archive.

Tant qu'on est dans le Terminal, profitons-en pour télécharger le code source :

wget http://www.tuxradar.com/files/brainparty/brainparty.tar.gz

Dans la foulée, on extrait tout ce qui est dans l'archive :

tar xvzf brainparty.tar.gz

Et on se place dans le dossier correspondant :

cd brainparty

3°) Lancer la compilation.

Là encore, rien de compliqué, une simple petite commande à lancer :

make

En fonction de la puissance de votre machine, cette étape prendra plus ou moins de temps. Quand le Terminal vous redonne la main, c'est fini !

3°) Lancer le jeu.

Eh bien, une fois de plus, c'est très facile :

./brainparty

Et une fois cette dernière commande validée vous devriez voir le jeu surgir devant vous yeux ébahis. Amusez-vous bien !

Pour conclure sur Brain Party

Ce que j'ai bien aimé :
  • De très nombreux mini-jeux
  • Musiques et bruitages sympas
  • Graphismes colorés
Ce que j'ai moins aimé :
  • Pas de version française
  • Certains mini-jeux imposent d'avoir un bon niveau d'anglais
  • Site internet indigent
  • Pas de paquets, il faut se débrouiller avec le code source

28fév.

[Linux débutant] Au secours, mon ordinateur s'est bloqué !

A l'occasion du test d'un logiciel, d'un nouveau pilote, votre machine se bloque. Pas de panique, ayez votre serviette de bain à portée de la main et passons en revue les différentes étapes qui vous permettront de retourner la situation.
Remarque : pour cette article, je me mets à la place d'un utilisateur du bureau Gnome étant donné que c'est celui que je connais le mieux.

Une bonne nouvelle pour commencer

Il est important de garder à l'esprit que même si les systèmes Linux ont une réputation (justifiée) de robustesse et de stabilité, un blocage peut toujours survenir. Mais, généralement, ce n'est pas le noyau qui est en cause.
Dans la plupart des cas, le fautif est un programme encore un peu jeune qui, lorsqu'il plante, va se mettre à utiliser 99% des ressources du système en vous laissant une marge de manœuvre assez étroite.
La bonne nouvelle, c'est que le noyau, dans son coin, est toujours parfaitement opérationnel et il va vous aider à sortir de cette délicate situation.

Mon programme s'est bloqué mais j'ai encore accès au clavier et à la souris

C'est, fort heureusement, ce qui arrive le plus souvent. Un clic sur la croix de la fenêtre bloquée va amener Gnome à vous proposer le choix suivant :

Notez que j'ai caché le nom du programme pour ne pas réveiller le troll qui sommeille

Ici, un petit clic sur Forcer à quitter devrait faire l'affaire, au prix de la perte du travail qui n'aurait pas été enregistré.

Dans certains cas un tout petit peu plus tordus, cette fenêtre n'apparaît pas. On se dirigera donc vers le menu Application, puis Accessoires et enfin Terminal. Une fois le Terminal lancé, il faut taper la commande xkill et valider avec la touche Entrée (ou Enter). La souris va prendre la forme d'une petite tête de mort ou d'une croix.

Il suffira alors de cliquer sur la fenêtre correspondant au programme bloqué. xkill fait son travail, la fenêtre disparaît, le Terminal ouvert précédemment peut maintenant être fermé.

Mon programme s'est bloqué et la souris ne donne plus signe de vie

Impossible d'utiliser xkill puisque la souris ne permettra pas de cliquer sur la fenêtre qui pose problème. Il va falloir une nouvelle fois utiliser le Terminal. Pour le mettre en route, commencer par utiliser la combinaison de touches ALT + F2. Saisir gnome-terminal dans la case et valider avec la touche Entrée (ou Enter). Le terminal apparaît à l'écran.

Il faut maintenant demander la liste de tous les processus en cours de fonctionnement en tapant ps ax (valider une nouvelle fois avec Entrée ou Enter). La liste s'affiche dans le terminal :

Vous devriez facilement retrouver le programme qui pose problème dans la colonne de droite. Il faudra alors relever le numéro de processus figurant sur la même ligne dans la toute première colonne.

Pour "tuer" le programme problématique, il faut taper la commande kill suivi de son numéro de processus. Dans la capture ci-dessus, pour mettre fin à avidemux, il faudrait écrire kill 12205 et valider avec la touche Entrée (ou Enter). La fenêtre défectueuse devrait disparaitre. Pour avoir la certitude que le programme est bien "décédé", ne pas hésiter vérifier la liste des processus en utilisant une nouvelle fois la commande ps ax .

En cas de blocage un peu plus ardu, la commande kill ne suffira pas, Il faut lui adjoindre l'option -9. Si on revient à l'exemple d'avidemux, il faudrait écrire kill -9 12205 dans le terminal et valider avec la touche Entrée (ou Enter). Là normalement c'est radical !

C'est bloqué et ni la souris, ni le clavier ne répondent aux sollicitations

Et par dessus le marché quand on en arrive là l'écran est généralement tout noir. Le premier réflexe est d'oublier tout de suite le bouton reset de votre unité centrale. Il y a bien mieux à faire.

Commencez par utiliser la combinaison de touches CTRL + ALT + F1 pour sortir du mode graphique.

Ça fait peur, n'est-ce pas ? Rassurez-vous, le style neo-sovietique de ce qui s'affiche sur votre écran est juste là pour effrayer les débutants. C'est en réalité diaboliquement puissant.

Comme cela vous est demandé, écrivez votre identifiant de connexion puis validez avec la touche Entrée (ou Enter). Ecrivez ensuite votre mot de passe (rien ne s'écrit sur l'écran, c'est normal) puis validez à nouveau avec la touche Entrée (ou Enter). Si tout va bien, vous êtes maintenant connecté(e).

Il suffit maintenant d'appliquer la même procédure qu'à l'étape précédente : ps ax pour voir les processus et kill XXXX où XXXX est le numéro du processus à tuer.

Pour revenir au mode graphique, utiliser la combinaison de touches ALT + F7. Et hop, retour au bureau Gnome !

Et si rien de tout cela fonctionne, je fais quoi ?

Il reste une dernière possibilité, c'est d'accéder à votre ordinateur par le biais du réseau via une session sécurisée ssh. Mais pour cela il faut non seulement disposer d'un deuxième ordinateur mais également qu'avant le blocage un serveur ssh soit en cours de fonctionnement sur votre machine.

Toutes les informations à ce sujet sont sur la page suivante : http://doc.ubuntu-fr.org/ssh

Voilà, je ne sais pas si c'était exhaustif, mais j'espère que grâce à cet article vous réussirez à vous sortir de certaines situations délicates et plutôt embarassantes lorsque l'on débute avec un système d'exploitation.

08fév.

Un nouvel arrivant dans le service

Madame, Monsieur,

Par la présente j'ai l'honneur de vous annoncer que ma mutation au sein du Planet Libre est aujourd'hui effective.

Trêve de plaisanterie, je suis très heureux de pouvoir contribuer modestement à enrichir ce planet. N'attendez pas de moi des articles très techniques mais plutôt un point de vue très "grand public" sur l'utilisation des logiciels libres et des observations sur toute la communauté qui gravite autour.

Étant fonctionnaire, j'essaye de faire bouger les choses de l'intérieur mais ce n'est pas toujours facile.

J'ai débuté avec Linux en 1997 avec l'achat d'un livre de la collection "Grand Livre" de Micro Application qui était fourni avec 3 cédéroms contenant Linux Red Hat 4.2. A l'époque, je me contentais de suivre soigneusement ce qui était indiqué sur les pages en tapant des commandes toutes plus obscures les unes que les autres.

A partir de 2002, c'est certainement la Formation Debian GNU/Linux d'Alexis de Lattre qui m'a vraiment fait comprendre pas à pas le fonctionnement de Linux et qui m'a fait définitivement abandonner l'idée d'installer le système d'exploitation dominant sur mes machines personnelles. Je ne peux que recommander ce document de référence à tout linuxien débutant.

Depuis quelques années, j'utilise essentiellement Debian et Ubuntu sur mon PC à domicile. Dans l'administration qui m'emploie, c'est du Windows XP (avec beaucoup de logiciels libres dessus : OpenOffice.org, Firefox...) et un petit serveur interne sous Debian que je prends plaisir à martyriser.

Au plaisir de vous lire les uns et les autres,

Le Fonctionerd.

08fév.

La cuisine de rêve des Linuxiens

En balade à la recherche d'un meuble, je suis tombé nez à nez avec ce panneau publicitaire. Ça m'a fait tellement rire que j'ai aussitôt dégainé mon appareil photo :

Je suppose qu'avec une cuisine Häcker à domicile, on peut allègrement bidouiller ses recettes de cuisine, faire un fork avec le clafouti de grand-mère pour y ajouter des fraises tagada, assembler deux ustensiles pour en créer un troisième... Si j'avais les moyens, c'est sans doute la marque que je choisirais, juste pour le fun.

Et si vous disposez d'une telle cuisine, voici quelques bons sites où l'on peut trouver des recettes libres :

  • Le classique Cuisine Libre, avec ses recettes mais aussi ses remèdes pour soigner les petits bobos. Tout le contenu est sous licence CreativeCommons CC-BY-SA
  • Quelques recettes sur La Cuisine des Psychopathes, le tout sous licence GPL. J'ai peur qu'il n'ait pas été mis à jour depuis un bon moment.
  • Et les cocktails alors ? Les boissons aussi peuvent être libres. Qui a déjà tenté de faire de l'OpenCola ?
  • Aussi surprenant que cela puisse paraître, il y a aussi des recettes de cuisine dans l'encyclopédie Wikipédia.

18nov.

« Il n'y a pas de jeux sous Linux ! »

Quoi ? Pas de jeux sous Linux ? Voilà bien une contre-vérité qui a la peau dure.

Depuis quelques temps, un nouveau site vient contredire cet argument trop souvent utilisé par les gros joueurs qui hésitent à quitter le monde Windows. Il s'agit de PlayDeb. Le principe est simple : un dépôt à ajouter dans les sources du gestionnaire de paquets et le tour est joué. PlayDeb vous permettra d'installer en quelques clics plusieurs dizaines de jeux allant du MMORPG au FPS en passant par le classique jeu éducatif.

La cerise sur le gâteau ? Tout est bien sûr gratuit et même mieux : ce sont majoritairement des jeux libres !

Voici une petite sélection de titres que je vous invite à essayer d'urgence. Croyez-moi, vous allez adorer.

Un jeu musical : Frets on Fire (site officiel)
Attrapez votre clavier comme une guitare et faites preuve d'agilité avec les touches de F1 à F5. Il s'agit de respecter les indications visuelles pour rester en rythme. Ce n'est pas si facile que ça en a l'air. Après quelques essais, vous aurez certainement attrapé le virus.

Un jeu d'adresse : Neverball (site officiel)
Ce qu'elle peut être agaçante cette balle ! Elle ne tient pas en place... Le principe ici est de guider une petite balle à travers un décor, sauf qu'au lieu de guider la balle, on incline le décor lui-même à l'aide de la souris. Les premiers niveaux sont simples, après, ça se complique sérieusement.

Une simulation de course : VDrift (site officiel)
Une jolie simulation de course automobile avant tout basée sur le réalisme. Un grand nombre de véhicules, les même circuits que dans la réalité. Bref, le jeu que j'ai longtemps attendu. Et le top, c'est que mon volant à retour de force est parfaitement géré.

Un ensemble de jeux éducatifs : GCompris (site officiel)
Les enfants vont être comblés par les très nombreux jeux proposés dans GCompris. Et, sans même s'en rendre compte, ils vont apprendre à se servir plus efficacement de leur clavier, de leur souris... etc. En plus, il y a des activités supplémentaires telles que le pilotage d'un sous-marin ou la découverte du cycle de l'eau. Une vraie réussite.

Un jeu de stratégie tour par tour : Wormux (site officiel)
Les vers sont de retour ! Après avoir passé des heures à jouer au précurseur Worms pendant ma jeunesse, quelle joie de retrouver les batailles sanglantes entre vers de terre. Le jeu est encore en plein développement mais il est déjà parfaitement jouable. Le petit plus : les équipes basées sur des noms de projets libres, par exemple l'équipe Firefox ou l'équipe OpenOffice.org.

10nov.

Corriger des yeux rouges avec Gimp

Grand classique de la retouche d'images, voici un petit tutoriel pour apprendre à corriger les yeux rouges avec l'excellent logiciel Gimp. Je considère ici que Gimp est installé sur votre machine et que vous savez faire quelques opérations de base comme ouvrir une photo ou l'enregistrer. Pour le reste, ce tutoriel est très facile d'accès.

J'ai choisi de travailler avec une photo que vous pourrez également utiliser car elle est disponible sous licence CreativeCommons Attribution. Il s'agit de la prise de vue intitulée "Her eyes were like olives stuffed with gleaming red pimentos ..." par Noël Zia Lee. Pour la télécharger, rendez-vous sur cette page. Dans la foulée, ouvrez la photo avec Gimp.

Voici la version que vous venez d'obtenir :

Avant d'effectuer la moindre retouche, il faut avant tout afficher l'image de façon à pouvoir travailler confortablement. Dans mon cas, j'ai choisi un zoom réglé sur 200% dans la partie inférieure de la fenêtre.

La plus grande difficulté dans la correction des yeux rouges consiste à soigneusement sélectionner les pupilles. J'ai donc choisi d'utiliser les guides pour que la précision soit maximale. Commencez par insérer un guide horizontal : cliquez dans la règle du haut (celle qui se trouve juste sous les menus) et maintenez le bouton de la souris enfoncé pendant que vous descendez jusqu'au bord supérieur de la pupille. Lâchez le bouton lorsque le guide est tangent.

Recommencez l'opération en insérant cette fois un guide vertical : il faut donc cliquer dans la règle située à gauche de l'image et ne lâcher le bouton de la souris qu'une fois celle-ci arrivée au niveau du bord droit ou gauche de la pupille.

Il faut maintenant sélectionner précisément la pupille. Choisir l'outil de sélection elliptique dans la Boîte à outils ou en appuyant sur la touche E du clavier.

Et voici le secret sur lequel repose tout l'exercice : pour réussir à tous les coups cette délicate sélection, il suffit de commencer la sélection précisément à l'endroit où les deux guides se croisent comme vous pouvez le voir sur l'image suivante.

Une fois bien positionné, cliquez et glissez jusqu'à inclure l'ensemble de la pupille dans votre sélection elliptique. Lâchez enfin le bouton de la souris. Vous devez obtenir à peu près ceci :

Le plus dur est fait. Il ne vous reste plus qu'à aller chercher le filtre approprié. Dans le menu Filtres > Amélioration cliquez sur Suppression des yeux rouges. La petite fenêtre va vous permettre de régler l'intensité de la correction. Ici j'ai estimé que la valeur seuil réglée sur 54 donnait un bon résultat. Quand l'aperçu vous convient, cliquez sur Valider.

Le premier œil est corrigé ! Pour avoir une vision plus nette du résultat, vous pouvez éliminer les guides en allant dans le menu Image > Guides > Enlever tous les guides. Il ne vous reste plus qu'à répéter la même opération avec l'autre œil et à enregistrer l'image corrigée.

Voici le résultat auquel je suis parvenu :

Pas mal, non ? Merci Gimp.

06oct.

Ubuntu motorise le photovoltaïque

Ok, mon titre est sans doute tiré par les cheveux mais, d'un certain point de vue, il est 100% vrai. J'ai emprunté aujourd'hui même dans ma bibliothèque préférée le livre d'Emmanuel Riolet intitulé L'énergie solaire et photovoltaïque pour le particulier. En effet je souhaite me documenter les divers moyen de récupérer l'énergie issue du soleil pour produire de l'électricité à peu de frais.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je suis tombé sur le paragraphe suivant dans les remerciements :

C'est dans doute inhabituel, mais je tiens aussi vivement à remercier et à encourager la distribution Linux Ubuntu ainsi que les développeurs des différents logiciels libres qui ont été utilisés pour la rédaction de ce livre et la création des illustrations. Coup de chapeau donc sur la stabilité et la puissance de cette alternative. C'était la première fois que j'avais recours à 100% à des logiciels libres pour la rédaction d'un ouvrage et très franchement je ne suis pas déçu du voyage. Passée la première étape de la prise en main, c'est vraiment une solution de très bonne qualité que je ne peux que recommander sans retenue, d'autant plus qu'elle est gratuite.

Il n'est déjà pas très courant qu'un auteur mentionne les outils qui lui ont permis de rédiger son livre, mais alors quand c'est pour encenser Ubuntu et les logiciels libres, ça devient magique. Sur le coup j'avais vraiment le sourire aux lèvres.

Et le livre ? me direz-vous. Eh bien je ne l'ai pas encore fini (les remerciements sont tout au début, juste après le sommaire) mais jusqu'à présent il me paraît très clair et informatif. De plus il aborde des thèmes qui débordent très légèrement du sujet principal, c'est ainsi que j'ai découvert l'existence du moteur Stirling qui semble être une technologie qui présente un énorme potentiel pour peu que des industriel décident de s'y intéresser.

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