Fonctionerd

Le blog d'un fonctionnaire assez bavard et un peu nerd sur les bords. Anecdotes et tutoriels en perspective.

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17août

Pas de son avec Gorky17 sous Linux

Gorky17 est vraiment un super jeu. J'y ai encore rejoué récemment et j'ai pris bien plus de plaisir qu'avec des titres plus récents mais aussi bien plus fades.

Cependant, même si la version Linux éditée par Linux Games Publishing est irréprochable, le son est basé sur OSS et n'est donc pas supporté par défaut par la grande majorité des distributions actuelles. Au lancement du jeu, vous pourriez rencontrer l'erreur suivante :

fonctionerd@ubuntu ~ % /chemin/vers/l_executable/de/gorky17/gorky17
SoundInit: Mix Error: No available audio device

Jusqu'à présent j'arrivais à avoir du son facilement en lançant le jeu ainsi :

fonctionerd@ubuntu ~ % padsp /chemin/vers/l_executable/de/gorky17/gorky17

Mais avec Ubuntu 13.04, je n'ai pas de son et je tombe sur cette erreur :

fonctionerd@ubuntu ~ % padsp /chemin/vers/l_executable/de/gorky17/gorky17
ERROR: ld.so: object '/usr/lib/x86_64-linux-gnu/pulseaudio/libpulsedsp.so' from LD_PRELOAD cannot be preloaded: ignored.
SoundInit: Mix Error: No available audio device

Pour corriger le problème, il suffit d'installer le paquet osspd :

sudo apt-get install osspd

Puis de lancer le jeu :

fonctionerd@ubuntu ~ % /chemin/vers/l_executable/de/gorky17/gorky17

Tadaa ! Le son fonctionne maintenant parfaitement.

Via Linuxfr.org

26août

Dépanner à distance avec Gitso

A mon sens, chaque lecteur(trice) du Planet Libre peut facilement être considéré comme un utilisateur avancé de l'outil informatique. Par conséquent, il(elle) en subit aussi la conséquence inévitable : devenir le dépanneur attitré de tout appareil ressemblant de près ou de loin à un ordinateur au sein de la famille, auprès des amis et parfois même auprès des amis d'amis.

Personnellement, à force de passer mes week-ends à formater des disques durs farcis de virus et de spywares pour réinstaller de nouveau windows dessus en sachant pertinemment que je devrais renouveler l'opération quelques mois plus tard, j'ai choisi d'appliquer une règle simple : si j'accepte de faire du dépannage, c'est pour installer du logiciel libre à la place de ce qui occupait le disque dur jusque là.

Ceux qui ont accepté de sauter le pas et de se voir installer une distribution GNU/Linux sur leur machine n'ont généralement jamais eu à le regretter d'autant plus que j'assure un SAE (Service Après Évangélisation) particulièrement efficace grâce à Gitso.

Qu'est-ce que Gitso ? Il s'agit d'un petit logiciel libre (licence GNU GPL) destiné à prendre la main graphiquement sur une machine distante sans que l'utilisateur n'ait quoi que ce soit de compliqué à faire (vous voyez votre Mémé entrer dans l'interface de configuration de son routeur pour ouvrir un port et le rediriger sur sa machine ? moi non plus !).

Installation

Avant toute chose, il faut récupérer Gitso qui a le bon goût d'être disponible pour de nombreux systèmes d'exploitation (GNU/Linux, Mac OS, Windows...). Le paquet ou l'exécutable à installer est le même que vous soyez le dépanneur ou la personne à dépanner.

Sur la machine qui sera amenée à être dépannée, il suffit d'installer tranquillement Gitso et lorsque c'est fait, tout est paré pour une future utilisation. Sur une installation classique d'Ubuntu, le logiciel apparaît dans le menu Applications / Internet / Gitso mais j'ai pour habitude d'ajouter un lanceur sur le bureau dont je remplace le nom d'origine par "au secours !".

Sur votre machine perso, l'installation est strictement identique sauf que, une fois le logiciel installé, il va falloir intervenir dans le paramétrage de votre routeur ou de votre *box ouvrir le port 5500 en TCP et le rediriger vers l'adresse IP de votre ordinateur sur le réseau local. Voilà ce que ça donne dans l'interface de ma NeufBox :

Évidemment, je n'active cette règle que lorsque je vais effectuer un dépannage, la plupart du temps elle est donc désactivée.

Une fois que tout cela est fait, il suffit d'attendre tranquillement la panne / la question / l'appel au secours qui ne manquera pas d'arriver.

Utilisation

Lorsque votre interlocuteur réclame de l'aide, il suffit de lui faire lancer Gitso de son côté. Voici la fenêtre qui apparaitra sur son écran :

De votre côté, vous aurez pris soin :

  1. De récupérer votre adresse IP publique. Votre *box doit normalement vous l'indiquer ou bien, solution de facilité, il suffit d'aller sur des sites comme mon-ip.com ou whatismyip.com.
  2. D'activer la règle d'ouverture et de redirection du port 5500 dans l'interface de votre *box.
  3. De lancer également Gitso, de cocher "Give Support" et de cliquer sur Start.

C'est le bon moment pour indiquer à votre interlocuteur de cliquer sur "Get Help" et de lui dicter votre adresse IP qu'il devra écrire dans la case "Enter/Select Support Address" avant de cliquer sur Start.

Et hop ! Vous aurez directement la main sur l'ordinateur à dépanner. Encore mieux, la personne chez qui vous intervenez pourra suivre en direct l'ensemble de vos manipulations ce qui, n'en doutons pas, vous fera passer du statut de "gars qui s'y connait" à celui de "Grand Maître des trucs extraordinaires faisables avec un ordinateur". Maintenant c'est à vous de jouer : répondre à l'appel au secours et trouver une solution... mais là je ne peux plus rien pour vous.

A la fin de l'intervention, n'oubliez pas de désactiver la règle concernant Gitso dans votre *box.

06août

Brain Party, combien pèse votre cerveau ?

Depuis la sortie de sa version 10.04, la distribution Ubuntu propose un petit jeu pour faire travailler son cerveau, il s'agit de gbrainy. Ne le trouvant pas très divertissant, j'ai essayé de trouver une alternative qui soit un peu plus dans l'esprit des jeux auxquels on peut s'amuser avec une Nintendo DS ou une Wii par exemple. Et c'est pour cela que je souhaite vous présenter aujourd'hui Brain Party.

Le site officiel

La page officielle consacrée à Brain Party se trouve à cette adresse : http://www.tuxradar.com/brainparty . On y apprend qu'il s'agit à la base d'un jeu conçu pour iPhone (toujours en vente pour 0,99$) mais que l'auteur a souhaité le rendre accessible à tous, c'est pourquoi il propose le code source en téléchargement sous licence GPL v3.

Le jeu

Brain Party est un ensemble de 36 mini-jeux qui permettent d'évaluer votre fonctionnement cérébral à travers diverses activités (logique, rapidité, mémoire...). Les mini-jeux ne sont pas accessibles tout de suite, ils vous seront proposés aléatoirement.

Il existe deux modes de jeu : le mode test qui permet d'évaluer la masse de son cerveau (pour de rire bien sûr !) et le mode entrainement qui permet de rejouer aux mini-jeux déjà rencontrés dans le mode test. De plus, un graphique récapitule vos résultats et affiche votre progression partie après partie.

Tout se joue très simplement à la souris, la prise en main est immédiate (il ne faut pas oublier qu'à la base Brain Party est conçu pour un écran tactile). Avant chaque mini-jeu, un petit professeur à lunettes vient rappeler la règle du jeu (en anglais). Après le jeu, le joueur se voit attribuer une note à l'américaine (A+, C, D- ...).

Les activités sont variées et si l'une d'elle ne vous plait pas, il n'y a pas longtemps à attendre avant de passer à autre chose. La réalisation est très soignée : les couleurs, les bruitages, les musiques... tout contribue à installer une bonne ambiance.

Télécharger et compiler le code source

Imaginons que vous disposiez d'une installation toute fraîche d'Ubuntu dans sa version 10.04 sur votre disque dur, voici les étapes qui vous permettront très rapidement de jouer Brain Party :

1°) Lancer un terminal et installer les paquets requis.

Lancer le Terminal qui se trouve dans Applications / Accessoires / Terminal. Taper (ou copier/coller) ensuite la commande suivante qui installera les paquets requis pour procéder plus tard à la compilation de Brain Party :

sudo aptitude install build-essential fakeroot checkinstall

Lorsque le Terminal vous réclame votre password ([sudo] password for <votre identifiant>:), pas d'inquiétude, il suffit simplement d'écrire votre mot de passe suivi de la touche Entrée. Rien ne s'affiche lors de la frappe, c'est normal.

Brain Party a également besoin de paquets supplémentaires pour fonctionner correctement. Vous les installerez en tapant la commande suivante :

sudo aptitude install libsdl1.2-dev libsdl-mixer1.2-dev libsdl-ttf2.0-dev libsdl-image1.2-dev libsdl-gfx1.2-dev mesa-common-dev libglu1-mesa-dev

2°) Télécharger le code source et l'extraire de l'archive.

Tant qu'on est dans le Terminal, profitons-en pour télécharger le code source :

wget http://www.tuxradar.com/files/brainparty/brainparty.tar.gz

Dans la foulée, on extrait tout ce qui est dans l'archive :

tar xvzf brainparty.tar.gz

Et on se place dans le dossier correspondant :

cd brainparty

3°) Lancer la compilation.

Là encore, rien de compliqué, une simple petite commande à lancer :

make

En fonction de la puissance de votre machine, cette étape prendra plus ou moins de temps. Quand le Terminal vous redonne la main, c'est fini !

3°) Lancer le jeu.

Eh bien, une fois de plus, c'est très facile :

./brainparty

Et une fois cette dernière commande validée vous devriez voir le jeu surgir devant vous yeux ébahis. Amusez-vous bien !

Pour conclure sur Brain Party

Ce que j'ai bien aimé :
  • De très nombreux mini-jeux
  • Musiques et bruitages sympas
  • Graphismes colorés
Ce que j'ai moins aimé :
  • Pas de version française
  • Certains mini-jeux imposent d'avoir un bon niveau d'anglais
  • Site internet indigent
  • Pas de paquets, il faut se débrouiller avec le code source

06oct.

Ubuntu motorise le photovoltaïque

Ok, mon titre est sans doute tiré par les cheveux mais, d'un certain point de vue, il est 100% vrai. J'ai emprunté aujourd'hui même dans ma bibliothèque préférée le livre d'Emmanuel Riolet intitulé L'énergie solaire et photovoltaïque pour le particulier. En effet je souhaite me documenter les divers moyen de récupérer l'énergie issue du soleil pour produire de l'électricité à peu de frais.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je suis tombé sur le paragraphe suivant dans les remerciements :

C'est dans doute inhabituel, mais je tiens aussi vivement à remercier et à encourager la distribution Linux Ubuntu ainsi que les développeurs des différents logiciels libres qui ont été utilisés pour la rédaction de ce livre et la création des illustrations. Coup de chapeau donc sur la stabilité et la puissance de cette alternative. C'était la première fois que j'avais recours à 100% à des logiciels libres pour la rédaction d'un ouvrage et très franchement je ne suis pas déçu du voyage. Passée la première étape de la prise en main, c'est vraiment une solution de très bonne qualité que je ne peux que recommander sans retenue, d'autant plus qu'elle est gratuite.

Il n'est déjà pas très courant qu'un auteur mentionne les outils qui lui ont permis de rédiger son livre, mais alors quand c'est pour encenser Ubuntu et les logiciels libres, ça devient magique. Sur le coup j'avais vraiment le sourire aux lèvres.

Et le livre ? me direz-vous. Eh bien je ne l'ai pas encore fini (les remerciements sont tout au début, juste après le sommaire) mais jusqu'à présent il me paraît très clair et informatif. De plus il aborde des thèmes qui débordent très légèrement du sujet principal, c'est ainsi que j'ai découvert l'existence du moteur Stirling qui semble être une technologie qui présente un énorme potentiel pour peu que des industriel décident de s'y intéresser.