Fonctionerd

Le blog d'un fonctionnaire assez bavard et un peu nerd sur les bords. Anecdotes et tutoriels en perspective.

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29août 2011

Une pub vous choque ? Passez à l'offensive avec le JDP

J'ai récemment appris l'existence du JDP, le "Jury de Déontologie Publicitaire". Il s'agit d'une instance indépendante composée de 9 membres auprès de laquelle vous pouvez vous plaindre d'une publicité diffusée au cours des deux derniers mois. Si la plainte est fondée, le jury se réunira pour statuer et éventuellement faire cesser la campagne publicitaire et en interdire la rediffusion.

Il y a trois choses importantes à savoir avant de déposer une plainte sur leur site :

  • Les plaintes anonymes ne sont pas traitées
  • L'ensemble de la procédure est gratuite pour la personne physique ou morale qui dépose une plainte
  • Le JDP est tenu de rendre sa décision au maximum un mois après le dépôt de la plainte

Une plainte est recevable à partir du moment où la publicité visée vous dérange pour l'une des raisons suivantes : elle dénigre, elle est agressive ou déloyale, elle est de nature à tromper ou induire en errreur, elle est choquante ou nuisible à la société ou à des individus.

La lecture des décisions rendues précédemment par le JDP est plutôt instructive. Vous pouvez y accéder sur cette page.

Quel intérêt pour les libristes ?

Je me suis permis de faire passer ce billet sur le Planet-libre car j'estime que l'existence du JDP est une information à faire circuler largement au sein de notre petite communauté. En effet, il y aura à n'en pas douter de nombreuses occasions dans le futur où nous pourrons nous plaindre de telle ou telle campagne de publicité et tout particulièrement dans le monde impitoyable de l'informatique.

Par exemple, j'aurais adoré faire plancher le JDP sur la campagne "Get the facts" de Microsoft. L'équivalent Britannique du Jury de Déontologie n'avait pas hésité à utiliser le mot trompeurs (misleading) pour qualifier les comparatifs effectués par la firme de Redmond.

Autre cas où il me semblerait intéressant d'intervenir, ce sont les nombreuses publicités qui vous assènent un "disponible sur PC et MAC". Je suis désolé, mais un logiciel qui n'est disponible que pour Windows n'est pas exactement disponible pour PC.

Et dans le domaine de la mobilité, que penser des offres de forfaits qui promettent "tout l'internet" en "illimité" alors qu'il ne s'agit souvent que du web avec de vraies limitations écrites en tout petit en bas de page. Encore une bonne raison de saisir le JDP.

Je suis certain que vous trouverez plein d'autres exemples alors, en attendant de passer à l'offensive, gardez cette URL à portée de clic : www.jdp-pub.org .

26août 2011

Dépanner à distance avec Gitso

A mon sens, chaque lecteur(trice) du Planet Libre peut facilement être considéré comme un utilisateur avancé de l'outil informatique. Par conséquent, il(elle) en subit aussi la conséquence inévitable : devenir le dépanneur attitré de tout appareil ressemblant de près ou de loin à un ordinateur au sein de la famille, auprès des amis et parfois même auprès des amis d'amis.

Personnellement, à force de passer mes week-ends à formater des disques durs farcis de virus et de spywares pour réinstaller de nouveau windows dessus en sachant pertinemment que je devrais renouveler l'opération quelques mois plus tard, j'ai choisi d'appliquer une règle simple : si j'accepte de faire du dépannage, c'est pour installer du logiciel libre à la place de ce qui occupait le disque dur jusque là.

Ceux qui ont accepté de sauter le pas et de se voir installer une distribution GNU/Linux sur leur machine n'ont généralement jamais eu à le regretter d'autant plus que j'assure un SAE (Service Après Évangélisation) particulièrement efficace grâce à Gitso.

Qu'est-ce que Gitso ? Il s'agit d'un petit logiciel libre (licence GNU GPL) destiné à prendre la main graphiquement sur une machine distante sans que l'utilisateur n'ait quoi que ce soit de compliqué à faire (vous voyez votre Mémé entrer dans l'interface de configuration de son routeur pour ouvrir un port et le rediriger sur sa machine ? moi non plus !).

Installation

Avant toute chose, il faut récupérer Gitso qui a le bon goût d'être disponible pour de nombreux systèmes d'exploitation (GNU/Linux, Mac OS, Windows...). Le paquet ou l'exécutable à installer est le même que vous soyez le dépanneur ou la personne à dépanner.

Sur la machine qui sera amenée à être dépannée, il suffit d'installer tranquillement Gitso et lorsque c'est fait, tout est paré pour une future utilisation. Sur une installation classique d'Ubuntu, le logiciel apparaît dans le menu Applications / Internet / Gitso mais j'ai pour habitude d'ajouter un lanceur sur le bureau dont je remplace le nom d'origine par "au secours !".

Sur votre machine perso, l'installation est strictement identique sauf que, une fois le logiciel installé, il va falloir intervenir dans le paramétrage de votre routeur ou de votre *box ouvrir le port 5500 en TCP et le rediriger vers l'adresse IP de votre ordinateur sur le réseau local. Voilà ce que ça donne dans l'interface de ma NeufBox :

Évidemment, je n'active cette règle que lorsque je vais effectuer un dépannage, la plupart du temps elle est donc désactivée.

Une fois que tout cela est fait, il suffit d'attendre tranquillement la panne / la question / l'appel au secours qui ne manquera pas d'arriver.

Utilisation

Lorsque votre interlocuteur réclame de l'aide, il suffit de lui faire lancer Gitso de son côté. Voici la fenêtre qui apparaitra sur son écran :

De votre côté, vous aurez pris soin :

  1. De récupérer votre adresse IP publique. Votre *box doit normalement vous l'indiquer ou bien, solution de facilité, il suffit d'aller sur des sites comme mon-ip.com ou whatismyip.com.
  2. D'activer la règle d'ouverture et de redirection du port 5500 dans l'interface de votre *box.
  3. De lancer également Gitso, de cocher "Give Support" et de cliquer sur Start.

C'est le bon moment pour indiquer à votre interlocuteur de cliquer sur "Get Help" et de lui dicter votre adresse IP qu'il devra écrire dans la case "Enter/Select Support Address" avant de cliquer sur Start.

Et hop ! Vous aurez directement la main sur l'ordinateur à dépanner. Encore mieux, la personne chez qui vous intervenez pourra suivre en direct l'ensemble de vos manipulations ce qui, n'en doutons pas, vous fera passer du statut de "gars qui s'y connait" à celui de "Grand Maître des trucs extraordinaires faisables avec un ordinateur". Maintenant c'est à vous de jouer : répondre à l'appel au secours et trouver une solution... mais là je ne peux plus rien pour vous.

A la fin de l'intervention, n'oubliez pas de désactiver la règle concernant Gitso dans votre *box.

23août 2011

Sadisme téléphonique

Je suppose que je ne dois pas être le seul dans cette situation. A tout moment de la journée, généralement quand c'est le moins opportun, vous êtes en train de manger, de pisser ou de recevoir des amis et le téléphone sonne. Au bout du fil, un(e) étudiant(e) exploité par une boîte de télémarketing et qui tente par tous les moyens de vous refiler une assurance, des meubles, un téléphone portable ou des nouvelles fenêtres quadruple-vitrage.

Voici deux techniques pour se débarrasser des gêneurs. Je tiens à préciser que je n'en veux pas à ces pauvres 'télé-acteurs' qui, au bout du rouleau, finissent par accepter les emplois les plus humiliants pour faire bouillir la marmite. Ma cible, ce sont les grosses sociétés qui sont derrière tout ça ainsi que leurs clients.

Ancienne stratégie

Il y a encore peu de temps, ma stratégie de défense contre ces coups de fils intempestifs était très simple et terriblement efficace. Dès que le correspondant commençait à débiter ses âneries, je l'interrompais sans ménagement pour lui dire "une seconde, ne quittez pas..." et je posais tranquillement le combiné téléphonique sur mon bureau. Généralement, au bout de 4 à 5 minutes à poireauter, l'importun avait compris et raccroché. 

Nouvelle stratégie, le contre-scénario

Lorsqu'ils vous appellent, les petits soldats du télémarketing ont sous les yeux un petit guide d'entretien très efficace qui est destiné à répondre à toutes vos objections afin de vous amener à leur objectif numéro 1 : un achat ou une prise de rendez-vous. L'excellent Martijn Engelbregt a eu l'idée géniale de fabriquer un guide d'entretien similaire pour ceux qui sont dérangés par les appels téléphonique. Vous pouvez cliquer sur l'image ci-dessous pour accéder à la version PDF de ce contre-scénario.

Au cas où le fichier viendrait à disparaitre du site original, vous pouvez également le télécharger en cliquant sur ce lien.

En y jetant un œil, vous vous rendrez compte qu'il s'agit d'une petite merveille rédigée avec beaucoup de sérieux et d'humour à disposer à proximité de votre téléphone et à utiliser dès que l'occasion se présente. J'aimerais beaucoup savoir si certains utilisateurs de ce contre-scénario ont déjà réussi à aller jusqu'au bout de l'entretien avec les coordonnées complètes de l'interlocuteur.

20août 2011

Annales de concours #11 : Technicien supérieur territorial, option 7 (Informatique et systèmes d’information)

Toujours dans l'optique de vous proposer librement et gratuitement des sujets concernant le concours de technicien supérieur territorial (lire le premier billet à cette adresse), on continue aujourd'hui avec une note de synthèse sur le thème de la vulnérabilité des systèmes d'information. Il s'agit ni plus ni moins du sujet donné en septembre 2010 par le CDG87.

Cliquez ici pour télécharger le sujet du concours 2010 de Technicien supérieur territorial, option 7, Informatique et systèmes d’information (24 pages - 1,2 Mo)

Merci à Charlotte pour la mise à disposition du fichier.

17août 2011

Trouver un vélo partagé rapidement avec Lugdulo'V

Depuis quelques mois, je suis l'heureux titulaire d'un abonnement à un service de vélos en temps partagé. C'est pas très cher, plutôt pratique et très agréable de se balader en ville en pouvant prendre ou déposer un vélo un peu partout.

Il y a toutefois un hic : comment faire pour ne pas se retrouver face à une borne dépourvue de vélo  ? Ou, au contraire, comment avoir la certitude de trouver une place de stationnement au lieu d'arrivée prévu ? C'est là qu'intervient Lugdulo'V, un excellent petit logiciel libre (licence GNU GPL) destiné à consulter l'état de remplissage des bornes depuis son ordinateur.

Installation

Lugdulo'V est disponible pour une multitude de systèmes d'exploitation (Windows, GNU/Linux, Mac OS... etc.) et propose même un PPA pour les utilisateurs d'Ubuntu. La version la plus récente à l'heure où j'écris ces lignes est la 0.5.0. L'installation n'a présenté aucune difficulté sur mon ordinateur équipé d'Ubuntu 10.10 mais elle peut se révéler un peu plus technique si vous utilisez une version antérieure en raison des dépendances manquantes.

Utilisation

La première chose à faire sera de choisir la ville pour laquelle vous souhaitez récupérer les informations. Lugdulo'V est compatible avec les équipements de plus de 110 villes dans pas moins de 18 pays. Tout est clairement organisé, il est impossible de se tromper.

Ensuite, vous pouvez aussi aller dans le paramétrage pour choisir le fond de carte. Il est possible de choisir Google Maps mais je m'en tiendrai au projet libre OpenStreetMap qui a nettement ma préférence. Notez également le choix OpenCycleMap, un projet plus spécifiquement dédié aux amateurs de balades à vélo (mais plus lent à répondre que OpenStreetMap pour l'affichage de la carte).

Et voilà, vous pouvez maintenant librement consulter les informations soit à gauche sur la carte en cliquant sur une station, soit à droite dans la liste qui présente les stations en fonction de leur éloignement de la croix qui figure au centre de la carte. Les informations proposées sont dans l'ordre :

  • Le nom de la station
  • Son emplacement (ou sa distance en mètres par rapport au point central de la carte lorsque l'emplacement n'est pas disponible)
  • Le nombre de vélos disponibles
  • Le nombre de places de stationnement libres

Voici le résultat d'un clic sur la station Grand Rex :


Les loupes à gauche de la carte vous permettent de zoomer ou de dézoomer. Pour se déplacer dans la carte il suffit de faire un cliquer/glisser dans la direction de votre choix. Enfin il est possible d'ajouter les stations que vous utilisez le plus souvent à vos favoris afin de les retrouver plus rapidement.

Pour conclure sur Lugdulo'V

Ce que j'ai bien aimé :
  • Interface simple et efficace
  • Nombreuses villes disponibles
  • Utilisation d'OpenStreetMap en fond de carte
Ce que j'ai moins aimé :
  • Redémarrage obligatoire pour changer de fond de carte
  • Site internet en anglais uniquement
Mais qu'on ne s'y trompe pas, Lugdulo'V est un excellent petit logiciel que je recommande à tous les abonnés d'un service de vélo-partage.

14août 2011

'Absolument dé-bor-dée' de Zoé Shepard

J'ai lu dernièrement "Absolument dé-bor-dée" de Zoé Shepard. Fonctionnaire territoriale, elle raconte les hauts et surtout les bas de sa vie professionnelle dans une collectivité de province en prenant soin de changer les noms, les fonctions et les situations.

Évidemment, elle se donne le beau rôle car, à part une tendance à flemmarder au lit le matin, il n'y a pas grand chose à lui reprocher. A l'inverse, elle grossit le trait, c'est bien le propre de la caricature, lorsqu'elle pointe les nombreux défauts de ses collègues.

La lecture est assez plaisante. Son style un peu trop proche du langage parlé n'est pas mon préféré mais j'apprécie la manière dont elle réplique avec beaucoup d'ironie aux âneries débitées par ses collègues et ses supérieurs hiérarchiques. L'utilisation de surnoms ("coconne", "simplet"...) qui a choqué certains lecteurs facilite finalement la compréhension des anecdotes.

C'est triste à dire mais j'ai l'impression de retrouver une grande partie de ses constatations à l'intérieur du service où j'ai l'honneur de servir le public. A part l'aspect "recrutement/copinage" qui existe probablement mais que je n'ai pu observer, on peut réellement constater que sur un effectif de 20 personnes il y en a moins de la moitié qui participent efficacement au fonctionnement de leur institution, qui prennent des initiatives, qui savent exactement ce que font leurs collègues et peuvent les remplacer au pied levé. Et le reste me direz-vous ? Eh bien c'est tout l'inverse, il n'y a pas de demi-mesure, ceux-là se laissent porter, ne se mettent au travail que lorsque c'est vraiment nécessaire et réclamé par leur hiérarchie, contestent la moindre innovation organisationnelle avant même d'avoir pesé le pour et le contre. Bref ce n'est pas bien réjouissant. J'ai coutume de les surnommer "les pleureuses" et je ne crois pas que le terme soit excessif.

Recommandation à un chef de service : comment savoir si un agent est une pleureuse ou un fonctionnaire efficace ? Organisez une réunion en petit comité. Il y a des indices qui ne trompent pas.

  • Il y a ceux qui prennent des notes et ceux qui regardent par la fenêtre.
  • Posez une question à propos d'un dossier suivi par plusieurs agents. Vous saurez vite qui a pris tout le travail à son compte : c'est l'agent qui est en mesure de répondre à la question posée.
  • Offrez à vos collègues une occasion de faire preuve d'initiative. Encore une fois, ce sont toujours les mêmes qui feront des propositions intéressantes et argumentées.

Au regard des différentes réponses, vous saurez vite qui est indispensable dans votre service. Ceci dit, méfiance, c'est peut être vous le maillon faible :)

06août 2010

Brain Party, combien pèse votre cerveau ?

Depuis la sortie de sa version 10.04, la distribution Ubuntu propose un petit jeu pour faire travailler son cerveau, il s'agit de gbrainy. Ne le trouvant pas très divertissant, j'ai essayé de trouver une alternative qui soit un peu plus dans l'esprit des jeux auxquels on peut s'amuser avec une Nintendo DS ou une Wii par exemple. Et c'est pour cela que je souhaite vous présenter aujourd'hui Brain Party.

Le site officiel

La page officielle consacrée à Brain Party se trouve à cette adresse : http://www.tuxradar.com/brainparty . On y apprend qu'il s'agit à la base d'un jeu conçu pour iPhone (toujours en vente pour 0,99$) mais que l'auteur a souhaité le rendre accessible à tous, c'est pourquoi il propose le code source en téléchargement sous licence GPL v3.

Le jeu

Brain Party est un ensemble de 36 mini-jeux qui permettent d'évaluer votre fonctionnement cérébral à travers diverses activités (logique, rapidité, mémoire...). Les mini-jeux ne sont pas accessibles tout de suite, ils vous seront proposés aléatoirement.

Il existe deux modes de jeu : le mode test qui permet d'évaluer la masse de son cerveau (pour de rire bien sûr !) et le mode entrainement qui permet de rejouer aux mini-jeux déjà rencontrés dans le mode test. De plus, un graphique récapitule vos résultats et affiche votre progression partie après partie.

Tout se joue très simplement à la souris, la prise en main est immédiate (il ne faut pas oublier qu'à la base Brain Party est conçu pour un écran tactile). Avant chaque mini-jeu, un petit professeur à lunettes vient rappeler la règle du jeu (en anglais). Après le jeu, le joueur se voit attribuer une note à l'américaine (A+, C, D- ...).

Les activités sont variées et si l'une d'elle ne vous plait pas, il n'y a pas longtemps à attendre avant de passer à autre chose. La réalisation est très soignée : les couleurs, les bruitages, les musiques... tout contribue à installer une bonne ambiance.

Télécharger et compiler le code source

Imaginons que vous disposiez d'une installation toute fraîche d'Ubuntu dans sa version 10.04 sur votre disque dur, voici les étapes qui vous permettront très rapidement de jouer Brain Party :

1°) Lancer un terminal et installer les paquets requis.

Lancer le Terminal qui se trouve dans Applications / Accessoires / Terminal. Taper (ou copier/coller) ensuite la commande suivante qui installera les paquets requis pour procéder plus tard à la compilation de Brain Party :

sudo aptitude install build-essential fakeroot checkinstall

Lorsque le Terminal vous réclame votre password ([sudo] password for <votre identifiant>:), pas d'inquiétude, il suffit simplement d'écrire votre mot de passe suivi de la touche Entrée. Rien ne s'affiche lors de la frappe, c'est normal.

Brain Party a également besoin de paquets supplémentaires pour fonctionner correctement. Vous les installerez en tapant la commande suivante :

sudo aptitude install libsdl1.2-dev libsdl-mixer1.2-dev libsdl-ttf2.0-dev libsdl-image1.2-dev libsdl-gfx1.2-dev mesa-common-dev libglu1-mesa-dev

2°) Télécharger le code source et l'extraire de l'archive.

Tant qu'on est dans le Terminal, profitons-en pour télécharger le code source :

wget http://www.tuxradar.com/files/brainparty/brainparty.tar.gz

Dans la foulée, on extrait tout ce qui est dans l'archive :

tar xvzf brainparty.tar.gz

Et on se place dans le dossier correspondant :

cd brainparty

3°) Lancer la compilation.

Là encore, rien de compliqué, une simple petite commande à lancer :

make

En fonction de la puissance de votre machine, cette étape prendra plus ou moins de temps. Quand le Terminal vous redonne la main, c'est fini !

3°) Lancer le jeu.

Eh bien, une fois de plus, c'est très facile :

./brainparty

Et une fois cette dernière commande validée vous devriez voir le jeu surgir devant vous yeux ébahis. Amusez-vous bien !

Pour conclure sur Brain Party

Ce que j'ai bien aimé :
  • De très nombreux mini-jeux
  • Musiques et bruitages sympas
  • Graphismes colorés
Ce que j'ai moins aimé :
  • Pas de version française
  • Certains mini-jeux imposent d'avoir un bon niveau d'anglais
  • Site internet indigent
  • Pas de paquets, il faut se débrouiller avec le code source

05mar. 2010

Auchan versus coupure des mots

Victoire par KO de la coupure des mots de l'étiquetteuse.

28fév. 2010

[Linux débutant] Au secours, mon ordinateur s'est bloqué !

A l'occasion du test d'un logiciel, d'un nouveau pilote, votre machine se bloque. Pas de panique, ayez votre serviette de bain à portée de la main et passons en revue les différentes étapes qui vous permettront de retourner la situation.
Remarque : pour cette article, je me mets à la place d'un utilisateur du bureau Gnome étant donné que c'est celui que je connais le mieux.

Une bonne nouvelle pour commencer

Il est important de garder à l'esprit que même si les systèmes Linux ont une réputation (justifiée) de robustesse et de stabilité, un blocage peut toujours survenir. Mais, généralement, ce n'est pas le noyau qui est en cause.
Dans la plupart des cas, le fautif est un programme encore un peu jeune qui, lorsqu'il plante, va se mettre à utiliser 99% des ressources du système en vous laissant une marge de manœuvre assez étroite.
La bonne nouvelle, c'est que le noyau, dans son coin, est toujours parfaitement opérationnel et il va vous aider à sortir de cette délicate situation.

Mon programme s'est bloqué mais j'ai encore accès au clavier et à la souris

C'est, fort heureusement, ce qui arrive le plus souvent. Un clic sur la croix de la fenêtre bloquée va amener Gnome à vous proposer le choix suivant :

Notez que j'ai caché le nom du programme pour ne pas réveiller le troll qui sommeille

Ici, un petit clic sur Forcer à quitter devrait faire l'affaire, au prix de la perte du travail qui n'aurait pas été enregistré.

Dans certains cas un tout petit peu plus tordus, cette fenêtre n'apparaît pas. On se dirigera donc vers le menu Application, puis Accessoires et enfin Terminal. Une fois le Terminal lancé, il faut taper la commande xkill et valider avec la touche Entrée (ou Enter). La souris va prendre la forme d'une petite tête de mort ou d'une croix.

Il suffira alors de cliquer sur la fenêtre correspondant au programme bloqué. xkill fait son travail, la fenêtre disparaît, le Terminal ouvert précédemment peut maintenant être fermé.

Mon programme s'est bloqué et la souris ne donne plus signe de vie

Impossible d'utiliser xkill puisque la souris ne permettra pas de cliquer sur la fenêtre qui pose problème. Il va falloir une nouvelle fois utiliser le Terminal. Pour le mettre en route, commencer par utiliser la combinaison de touches ALT + F2. Saisir gnome-terminal dans la case et valider avec la touche Entrée (ou Enter). Le terminal apparaît à l'écran.

Il faut maintenant demander la liste de tous les processus en cours de fonctionnement en tapant ps ax (valider une nouvelle fois avec Entrée ou Enter). La liste s'affiche dans le terminal :

Vous devriez facilement retrouver le programme qui pose problème dans la colonne de droite. Il faudra alors relever le numéro de processus figurant sur la même ligne dans la toute première colonne.

Pour "tuer" le programme problématique, il faut taper la commande kill suivi de son numéro de processus. Dans la capture ci-dessus, pour mettre fin à avidemux, il faudrait écrire kill 12205 et valider avec la touche Entrée (ou Enter). La fenêtre défectueuse devrait disparaitre. Pour avoir la certitude que le programme est bien "décédé", ne pas hésiter vérifier la liste des processus en utilisant une nouvelle fois la commande ps ax .

En cas de blocage un peu plus ardu, la commande kill ne suffira pas, Il faut lui adjoindre l'option -9. Si on revient à l'exemple d'avidemux, il faudrait écrire kill -9 12205 dans le terminal et valider avec la touche Entrée (ou Enter). Là normalement c'est radical !

C'est bloqué et ni la souris, ni le clavier ne répondent aux sollicitations

Et par dessus le marché quand on en arrive là l'écran est généralement tout noir. Le premier réflexe est d'oublier tout de suite le bouton reset de votre unité centrale. Il y a bien mieux à faire.

Commencez par utiliser la combinaison de touches CTRL + ALT + F1 pour sortir du mode graphique.

Ça fait peur, n'est-ce pas ? Rassurez-vous, le style neo-sovietique de ce qui s'affiche sur votre écran est juste là pour effrayer les débutants. C'est en réalité diaboliquement puissant.

Comme cela vous est demandé, écrivez votre identifiant de connexion puis validez avec la touche Entrée (ou Enter). Ecrivez ensuite votre mot de passe (rien ne s'écrit sur l'écran, c'est normal) puis validez à nouveau avec la touche Entrée (ou Enter). Si tout va bien, vous êtes maintenant connecté(e).

Il suffit maintenant d'appliquer la même procédure qu'à l'étape précédente : ps ax pour voir les processus et kill XXXX où XXXX est le numéro du processus à tuer.

Pour revenir au mode graphique, utiliser la combinaison de touches ALT + F7. Et hop, retour au bureau Gnome !

Et si rien de tout cela fonctionne, je fais quoi ?

Il reste une dernière possibilité, c'est d'accéder à votre ordinateur par le biais du réseau via une session sécurisée ssh. Mais pour cela il faut non seulement disposer d'un deuxième ordinateur mais également qu'avant le blocage un serveur ssh soit en cours de fonctionnement sur votre machine.

Toutes les informations à ce sujet sont sur la page suivante : http://doc.ubuntu-fr.org/ssh

Voilà, je ne sais pas si c'était exhaustif, mais j'espère que grâce à cet article vous réussirez à vous sortir de certaines situations délicates et plutôt embarassantes lorsque l'on débute avec un système d'exploitation.

08fév. 2010

Un nouvel arrivant dans le service

Madame, Monsieur,

Par la présente j'ai l'honneur de vous annoncer que ma mutation au sein du Planet Libre est aujourd'hui effective.

Trêve de plaisanterie, je suis très heureux de pouvoir contribuer modestement à enrichir ce planet. N'attendez pas de moi des articles très techniques mais plutôt un point de vue très "grand public" sur l'utilisation des logiciels libres et des observations sur toute la communauté qui gravite autour.

Étant fonctionnaire, j'essaye de faire bouger les choses de l'intérieur mais ce n'est pas toujours facile.

J'ai débuté avec Linux en 1997 avec l'achat d'un livre de la collection "Grand Livre" de Micro Application qui était fourni avec 3 cédéroms contenant Linux Red Hat 4.2. A l'époque, je me contentais de suivre soigneusement ce qui était indiqué sur les pages en tapant des commandes toutes plus obscures les unes que les autres.

A partir de 2002, c'est certainement la Formation Debian GNU/Linux d'Alexis de Lattre qui m'a vraiment fait comprendre pas à pas le fonctionnement de Linux et qui m'a fait définitivement abandonner l'idée d'installer le système d'exploitation dominant sur mes machines personnelles. Je ne peux que recommander ce document de référence à tout linuxien débutant.

Depuis quelques années, j'utilise essentiellement Debian et Ubuntu sur mon PC à domicile. Dans l'administration qui m'emploie, c'est du Windows XP (avec beaucoup de logiciels libres dessus : OpenOffice.org, Firefox...) et un petit serveur interne sous Debian que je prends plaisir à martyriser.

Au plaisir de vous lire les uns et les autres,

Le Fonctionerd.

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